Recette hebdo du PMU : 19 millions de moins qu’en 2020

Le PMU réalise un moins bon second semestre que l’an dernier. Les chiffres sont implacables. Du 6 au 12 septembre, la recette des paris hippiques s’est élevée à 174 millions d’euros contre un peu plus de 193 millions lors de la même semaine, l’an dernier, soit une nouvelle baisse de 19 millions d’euros. Cela dit, le niveau d’enjeu (174 millions) reste très correct (meilleur qu’en 2019). On notera d’ailleurs un vendredi à 27 millions d’euros, un samedi à 28 millions et un dimanche à 26,8 millions (dont 17,5 millions à Longchamp !).
Parmi les faits marquants, citons les 6,6 millions d’euros à Saint-Cloud (sans quinté, c’est excellent) vendredi. Samedi, 3 millions d’euros ont été joués sur les courses internationales, supports prisés par les GPI . Enfin, aucune journée n’a dépassé les 3 millions d’euros d’enjeux sur le réseau en ligne, ce qui doit tempérer un peu l’enthousiasme sur la croissance online de l’opérateur historique…

Le PMU moins flamboyant qu’en 2020

La tendance se confirme. Les enjeux du PMU sont supérieurs à 2019 mais bien inférieurs à l’an dernier (33 millions d’euros de moins en sept jours !). L’opérateur augmente de nouveau son offre, comme nous l’avons déjà signalé, et peut compter sur un meilleur positionnement des courses, voire une meilleure programmation, sans oublier l’apport conséquent de réunions très jouées en Belgique, en Allemagne et aux Pays-Bas, où les GPI sont très actifs. Reste que le manque de renouvellement des turfistes français est criant. Tous les débuts de mois sont assez bons, mais les enjeux s’étiolent au fil des jours jusqu’au virement salvateur de la paie.
Avec une recette de 162 millions d’euros la semaine dernière, soit plus de 23 millions d’euros en moyenne quotidienne, le PMU réussit un début mois de septembre correct, mais on est loin des 195 millions d’euros de l’an dernier.
Signalons le bon score des 9 courses de Vincennes samedi (plus de 16,3 millions), meilleur que les 10 courses de dimanche à Longchamp (15,4 millions).

Le « hors Covid », le nouveau concept de la croissance invisible

Pierre Bellaïche, président du syndicat hippique, vient de publier sa fameuse lettre d’information, avec sa libre expression et son humour grinçant qui n’épargne pas les dirigeants du PMU. Comme elle ne nous semble pas diffamatoire, nous l’avons reproduite in extenso, avec les commentaires imagés de l’auteur qui n’engage que lui.

Le « hors Covid », le nouveau concept de la croissance invisible
Par Pierre Bellaïche

Cette fin d’août, Cyril LINETTE n’a pas cessé de donner des interviews dans pratiquement toute la presse hippique (Jour de Galop, 24H Letrot, Equidia), sans oublier l’un des plus forts tirages des journaux français, Ouest-France. Il a multiplié les fanfaronnades et les mensonges.

Le hors Covid, le nouveau concept de la croissance invisible

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1 – On reproduit ci-dessous quelques réponses de Mr Linette sur la croissance du PMU…
Jour de Galop.– Dans le contexte actuel, est-il possible d’avoir de la visibilité sur l’activité du PMU ?

Cyril Linette.- Il est possible d’avoir une visibilité, toutefois hors Covid. Mais c’est quand même important.  Si la question est : le PMU est-il en croissance hors Covid, la réponse est oui.  Si la question est : le PMU est-il, hors Covid, capable de délivrer un résultat supérieur à 800 M€ et même nettement supérieur à 800M€, approchant le record du PMU à 840M€, ma réponse est oui. Avec des enjeux en croissance et une réduction du train de vie de l’ordre de 80M€, la réponse est oui

NDLR : la réduction du train de vie est due :
Impact chômage partiel, –Baisse des commissions aux points de vente  –Baisse de la fiscalité liée à la baisse enjeux etc…

Quelques commentaires :

1 – Si Mr Linette connaît parfaitement le montant de la prime qu’il a perçue (bonus de 375.000 €), il ne connait pas les chiffres qui devraient guider sa fonction, sauf peut-être à les tronquer. Mais, ici, il est dans l’erreur : 876 M€ en 2011 (Ph. Germond, PDG).

2 – Il omet de préciser quelques éléments objectifs, ci-après rappelés :
-Pratiquement 10% de décroissance. Tout autre discours est sornette et boniment-         
-Une baisse avérée du CA
-Des incidents informatiques à répétition qui perturbent les paris, ceux en ligne étant réduits à leur portion la plus congrue (avec le lancement d’un nouveau site qui fait la quasi-unanimité contre lui).
-Un retour filière prévu à 740M€
-Une baisse vertigineuse en 2018 et 2019 (la fameuse rétention et son nouveau Quinté+), qui contredisent les affirmations péremptoires d’une progression en 2021 et 2022.

Malgré ces échecs, les deux présidents des sociétés mères ne réagissent pas et l’aident à obtenir un Bonus de 375 000 euros malgré un retour filère à 650M€. 
Assurément, l’instauration d’une Présidence tournante et bénévole serait de nature, outre l’allègement des charges liées à leur énorme rétribution, à générer une réaction adéquate.

3 – Son discours sur un changement d’assiette sur la fiscalité dont Philippe AUGIER se vante d’être l’initiateur, est à mettre au profit de la sénatrice Catherine Loisier (projet déposé au Sénat en 2018)

4 – En réalité, il serait opportun, pour un dirigeant de se mesurer à la concurrence, la comparaison avec FDJ par exemple nous laisse pantois : 
-Chiffres d’affaires de 1,1 milliard d’euros en augmentation de près de + 9% par rapport au premier semestre 2019.
-Il faudrait instaurer pour le PMU, un « pass », celui de la Direction qui devrait, effectivement, passer la main à d’autres, après avoir constaté son échec.
-Au lieu de cela, nous avons droit à des tours de pass-pass qui ne bernent que les  candides…

Histoire orale du Fanfaron de Dino Risi - La Cinémathèque française

PMU : 48 millions d’euros de moins qu’en août 2020

Les enjeux hippiques du PMU se sont élevés à 734 millions d’euros au mois d’août, c’est moins bien qu’en juillet dernier (747 millions), malgré près de 40 millions d’euros d’enjeux hongkongais inclus dans le CA (avec un retour de 2 à 3 % pour l’opérateur), selon nos sources.
Bien sûr, les enjeux sont supérieurs à ceux de 2019 (681 millions, un petit millésime) mais nettement inférieurs à août 2020 (782 millions, millésime de garde !).
Faut-il parler de croissance, comme l’a fait Cyril Linette, l’homme fort du PMU, lors de ses récentes interviews ? Cela semble bien prématuré. La crise sanitaire a plombé le CA du PMU, c’est vrai, mais on sait aussi que les turfistes sont moins nombreux et que les fins de mois sont difficiles (cela se vérifie de janvier à décembre). Aussi, considérer les bons chiffres qui ont suivi la réouverture des points PMU comme la réelle tendance est une interprétation qui ne prend pas en compte le portefeuille des turfistes, de nouveau très sollicités… Selon un observateur avisé, il y a eu 1131 courses offertes dans le réseau physique en 2021, contre 1101 en 2020 et 1079 en 2019. Encore une fois, les chiffres sont implacables. La stratégie de la réduction de l’offre n’a même pas tenu un an…
En revanche, nous ne remettrons pas en cause les réelles économies réalisées sur les charges de l’opérateur (y compris du personnel). C’est sans doute ce tour de vis qui a valu à Cyril Linette de percevoir 375.000 euros en plus de son salaire fixe, validé par le fameux comité de rémunération… alors que beaucoup de salariés étaient en chômage partiel. Le dire et le répéter n’est pas une preuve de jalousie, ni d’aigreur, ni de tentative de déstabilisation. Non, il s’agit juste de dénoncer l’indécence des premiers de cordée qui se servent copieusement pendant que d’autres sont priés de se serrer la ceinture.


PMU : pass, impair et manque

Du 16 au 22 août, le PMU a enregistré 155 millions d’euros d’enjeux : on s’attendait à beaucoup mieux. Tous les chiffres du PMU sont dans le rouge, y compris vis-à-vis de 2019. Malgré l’apport des parieurs de Hong Kong dimanche (plusieurs millions d’euros), il manque 15 millions en caisse par rapport à la même semaine l’an dernier. C’est un écart assez conséquent, qui peut susciter quelques interrogations après le satisfecit observé lors de l’assemblée générale de la Fédération des Eleveurs, où Philippe Augier, président du PMU, a pronostiqué une « sortie de crise spectaculaire ».
Evidemment, le Pass sanitaire est une contrainte qui peut dissuader, voire empêcher quelques parieurs de se rendre dans les points de vente du PMU, mais celui-ci n’explique le plafonnement des enjeux en ligne (moins de 2,5 millions d’euros dimanche !).

Le problème des courses aujourd’hui est le manque de renouvellement des turfistes, un constat partagé par tous les observateurs. Lundi dernier, à Deauville, Cyril Linette lui-même a expliqué que de 1997 à 2012 (record d’enjeux) le PMU avait doublé son chiffre d’affaires mais aussi perdu la moitié de sa clientèle. C’est pour cela qu’il a prévu de passer à une nouvelle étape de son plan de sauvetage : la transmission. En d’autres termes, les fidèles turfistes doivent être des ambassadeurs et servir de relais. Ce n’est pas gagné d’avance, quand on écoute les aficionados, qui ont compris que c’était à eux de s’adapter aux produits du PMU et non le contraire (la navigation sur le nouveau site « pmu.fr » mérite pourtant une sérieuse remise en question de l’opérateur et non des utilisateurs !).
Nous attendons donc avec curiosité la mise en place de « l’industrialisation du processus de transmission » avec notamment l’aide d’Antoine Griezmann (propriétaire star, parieur… annoncé pronostiqueur, aïe, aïe, aïe…). Pour l’instant, la stratégie de Cyril Linette, si séduisante dans ses intentions, nous a laissés sur notre faim. Certes, la crise sanitaire ne permet pas à la nouvelle équipe dirigeante du PMU de tenir toutes ses promesse, mais malheureusement seul le résultat compte : pour l’instant, les sociétés de courses n’ont pas retrouvé leur niveau de vie de 2017 (780 millions), malgré d’énormes économies du PMU sur ses charges. D’autre part, nous remarquerons un discret mais réel changement de cap : du 1er au 23 août 2021, le PMU a proposé 41 courses supplémentaires. La réduction de l’offre qui devait porter ses fruits serait-elle abandonnée, capitaine ?

PMU : Cyril Linette confirme le lancement de deux jeux

Lors de l’assemblée de la Fédération des Eleveurs de Galop (retransmise par France Sire), mercredi à Deauville, Cyril Linette, l’un des invités du président Malivet, a confirmé le lancement prochain de deux nouveaux jeux : le Big 5 (un jeu vertical, qui portera sur 5 courses d’une réunion) et la « Question du Jour » (par exemple : quel jockey remportera le plus de courses jeudi à Deauville ?). Un test qui se fera tout d’abord uniquement sur les paris en ligne, avant d’être étendu sur le réseau physique s’il est concluant.
Le directeur général du PMU a indiqué que l’opérateur s’engageait à reverser 740 millions d’euros à la filière à l’issue de l’exercice 2021. Et ce malgré le reconfinement préjudiciable des Antilles et l’obligation du pass sanitaire responsable, selon lui, de la baisse des enjeux observée ces derniers jours (souvent inférieurs aux enjeux de 2019).
L’homme fort du PMU a fait preuve d’un certain d’optimisme. Avec une conjoncture revenue à la normale, il table sur une croissance de 3,2%. Il peut compter sur une économie sur les charges de 80 millions d’euros par an et d’une importante marge de progression à l’international. « Nous avons la possibilité d’aller chercher sans trop de difficultés quelques dizaine de millions d’euros supplémentaires, » a-t-il déclaré. Le partenariat avec Hong Kong est en effet prometteur on a pu le constater à chaque réunion deauvillaise proposée en masse commune (en Simple) avec les parieurs chinois.
Mais le salut des courses françaises passe par le renouvellement de sa clientèle. Il a indiqué que de 1997 à 2012 (année d’enjeux records) le PMU avait doublé son chiffre d’affaires mais aussi perdu la moitié de sa clientèle. Pour cette reconquête, il mise sur la « transmission », celle qui a permis notamment à Antoine Griezmann, fils de turfiste et nouvel ambassadeur du PMU, de s’intéresser aux courses et aux paris.
Nous jugerons les résultats sur pièce, tout en précisant que, pour l’instant, sous la direction de Cyril Linette (arrivé à la tête du PMU en avril 2018), le PMU a reversé 760 millions d’euros à la filière en 2019 et 650 millions en 2020 (effets Covid). S’il compte reverser 740 millions d’euros en 2021 (sous réserve que la quatrième vague ne provoque par un nouveau reconfinement), la filière attend encore les effets bénéfiques de sa stratégie. Une frustration aussi bien pour le PMU dont le réseau de vente est en souffrance que pour les professionnels privés d’une partie de leurs revenus pendant cette éprouvante crise sanitaire.

PMU : coup de frein

Malgré l’apport de Hong Kong, dimanche, qui a boosté une nouvelle fois la recette deauvillaise (la réunion a totalisé plus de 30 millions d’euros avec la soutien massif des paris Simples chinois en masse commune), les chiffres du PMU ont été mauvais. La semaine dernière, l’opérateur a totalisé 168 millions d’euros d’enjeux contre 176 millions en 2020. Même par rapport au petit millésime de 2019, la comparaison n’est pas flatteuse. Cela tranche avec les bonnes semaines estivales précédentes . Ainsi, lundi 9 août, malgré une réunion supplémentaire, les enjeux sont dans le rouge. Le week-end a été particulièrement impacté, avec, dimanche, une réunion à Enghien à 3,25 millions d’euros et une autre à Vichy à 2,2 M€, et toutes les réunions de samedi en retrait. Et comme l’a signalé Claude Piersenti, les 6 millions d’euros du bloc événementiel de dimanche s’inscrivent parmi les plus mauvais scores.
https://twitter.com/cpiersanti/status/1426899493081976834


PMU : Hong Kong, c’est fou, fou !

Les parieurs chinois ont massivement misé en jeu Simple sur les deux réunions deauvillaises proposées mardi et jeudi en simulcasting. Leurs enjeux gagnants et placés ont représenté près 75% des masses ! Certes, le retour à la filière (3%, selon nos sources) est moindre que pour des paris enregistrés en France, mais ces fonds constituent une manne appréciable alors que les turfistes de l’Hexagone ont du mal à se renouveler. Dans ces conditions, le PMU a enregistré plus de 35 millions d’euros de recette les 3 et 8 août, ce qui est évidemment un résultat exceptionnel à prendre avec des… baguettes. Une semaine à 200 millions d’euros, c’est près de 12 millions d’euros de plus que l’an dernier. On notera de très bons chiffres à Clairefontaine les mercredi (4,7 millions) et vendredi (5,7 millions !) mais aussi à Hyères (4,2 millions) le 4 août et Vichy (4,8 millions) le 6 août.
Reste que les chiffres web ne dépassent pas les 3 millions d’euros quotidiens, ce qui est décevant. Sur le même registre, on signalera le petit Enghien dimanche (3,7 millions) et des recettes quotidiennes (hors apport de Hong Kong) en baisse par rapport à 2020, sauf lundi 2 août (23 millions), journée boostée par une réunion supplémentaire.
Mais pour terminer sur une note positive, il faut constater que, par rapport à 2019 (petit millésime), tous les chiffres sont au vert, une constante depuis la panne informatique du 30 juillet.

Le PMU raugmente son offre

Plus 5,25 % vs 2019, plus 2% vs 2020 : le nombre de courses proposées dans le réseau physique du PMU a augmenté en juillet, selon les chiffres transmis par un observateur averti. Au total, l’opérateur a programmé 1161 courses en juillet 2021, contre 1139 en 2020 et 1103 en 2019. La réduction de l’offre (qui devait reconstituer les masses des jeux), l’une des stratégies voulues par Cyril Linette, n’a pas tenu longtemps face à la concurrence des paris sportifs et de la FDJ, qui a le vent en poupe (9,1 milliards d’enjeux au premier semestre vs 3,8 milliards pour le PMU).

Les Chinois affolent les chiffres du PMU

Près de 36 millions d’euros joués mardi 4 août, dont près 9 millions d’euros misés depuis Hong Kong : c’est le nouveau record d’enjeux cette année. L’apport en masse commune depuis la Chine (trois quarts des enjeux du Simple !) est évidemment déterminant dans ce record de chiffre d’affaires en trompe-l’oeil. Le Hong Kong Jockey Club ne reverserait que 4% (dont 1% revient à l’Etat), mais cela reste une bonne opération pour la filière et pour les parieurs, qui peuvent bénéficier d’une masse conséquente, moins sensible aux variations de cote. Trois autres réunions bénéficieront du soutien massif des parieurs de HK lors du mois d’août : les 8 (Maurice de Gheest), le 15 (Jacques Le Marois) et le 22 (Jean Romanet). Espérons qu’à l’avenir les accords toucheront d’autres jeux que le Simple, car les parieurs français, de moins en moins fidèles aux courses, ont besoin de masses attractives pour rêver…